Pour sa parution en livre de poche, je recommande chaudement la lecture de ce roman doux et coriace à la fois.
Les deux personnages de ce livre semblent se toucher, se rassembler, voire se ressembler, mais jamais n’arrivent à se rejoindre, comme deux nombres premiers toujours proches l’un de l’autre et jamais réunis.
"[...] la métaphore utilisée est celle des nombres premiers, une idée assez banale aussi bien en mathématiques qu’en littérature, mais qui continue malgré tout à fasciner tant ceux qui travaillent dans ce domaine que ceux qui y sont complètement étrangers ; ils représentent un concept à la fois très simple et insaisissable, ce sont des nombres en quelque sorte différents des autres qui, sans qu’on sache trop pourquoi, ont quelque chose de particulier qui les tient à l’écart. Et c’est un peu ce qui arrive aux personnages…
Extrait d’une interview pour Librimondadori retranscrite par les éditions du Seuil.
On se prend vite d’amitié pour Mattia et Alice. Le texte est construit par chapitre alternés sous les regards de lui et d’elle, offrant une lecture légère et saisissante. Et pour eux, on espère, on souhaite, on attend.
La solitude des nombres premiers
par Paolo Giordano
Editions Points
Avril 2010
9782757817520 / 7€